Les conséquences de la crise gouvernementale fédérale sur la présidence belge de l'Union européenne et le rôle de la Région wallonne dans celle-ci
Question écrite le 04/05/2010 à DEMOTTE Rudy, Ministre-Président du Gouvernement wallon

Le Conseil communal a adopté des avenants aux conventions originelles de création de l’asbl La Mosane, regroupant la Communauté française, la Province et la Ville de Namur. Ne nous trompons pas : il ne s’agit pas de condamner l’outil, juste de forcer (enfin !) une prise de décision du propriétaire des lieux : la Communauté française !
Ajoutée le : 21-10-2009
Voici, pour permettre à chacun de mieux saisir les tenants et aboutissants du dossier, l'intégralité de mon intervention au conseil communal (à la suite de laquelle l'opposition a salué la gestion du dossier et approuvé, avec la majorité, les textes d'avenants aux conventions) :
M. l’échevin M. Prévot :
Je vais essayer d’être aussi bref que possible dans un dossier qui est assez complexe mais étant donné que le Conseil communal est amené à devoir valider les avenants pour différents textes des statuts, il me semble indispensable que tout le monde puisse se positionner en bonne connaissance de cause dans la situation actuelle.
Vous vous souviendrez, chers collègues, qu’il y a une bonne année, nous étions confrontés à des difficultés particulières en raison de la politique du siège vide de
L’asbl qui est composée en trois parties, pour rappel : il s’agit de
La patinoire a vécu de belles années dans les années 70-80, c’était à l’époque un outil magnifique, attractif, peu énergivore mais aujourd’hui, c’est une structure vieille de plus de trente ans, qui rien qu’au niveau énergétique consomme de l’ordre de 8 à 10.000 € par mois. Patinoire qui n’a plus non plus le côté attractif qu’elle a pu avoir à l’époque. C’est vrai que par rapport à certaines patinoires privées qui ont des jeux de lumière, des lasers shows, la patinoire de Jambes a un modeste pingouin qui est peint et qui ne constitue pas l’élément le plus attractif de l’outil !
Sans parler que sur le plan technique, il y a une série de problèmes : du matériel fonctionnant avec du gaz qui va être interdit dès l’année prochaine, etc. ….
Soit, c’est une infrastructure qui a subi l’outrage des années.
Le matelas qui avait pu être constitué à l’époque par sa rentabilité certaine s’est amenuisé au fur et à mesure du temps de sorte qu’aujourd’hui, il reste en caisse 150.000 € pour un déficit d’exploitation annuel de 200.000 €. Donc, chaque année, le fait d’ouvrir la patinoire coûte en perte 8 millions de francs belges.
On a pu jusqu’à présent éponger ce déficit d’exploitation grâce au bonus de trésorerie. Maintenant, vous aurez vite fait le calcul : il ne reste que 150.000 € juste assez pour ouvrir 4 ou 5 mois tout au plus !
Etant donné que
Juridiquement, au regard des statuts des années 70, il n’était pas simple de se retirer de cette manière. Donc, je dois porter à la connaissance du Conseil, puisque l’on en avait déjà discuté il y a un an mais depuis, l’eau a coulé sous les ponts, que les services juridiques respectifs de
Pourquoi sommes-nous à nouveau confrontés à un scénario qui ressemble, hélas, largement à ce que l’on a vécu il y a un an ? Simplement pour une raison très simple : ces avenants n’ont toujours pas été validés par les organes de décision respectifs, le Conseil communal pour
Je voudrais vraiment par souci de clarté, que l’on puisse bien distinguer, je le dis tant à l’attention des conseillers qu’à l’attention du public et de la presse : la question relative à la subsistance et à l’existence de l’asbl et la question relative au futur et au devenir potentiel de la structure de la patinoire.
Rappelons que la patinoire est un outil sportif en pleine propriété de
Ce serait quand même le comble, que l’organe par lequel les difficultés de gestion de l’asbl arrivent, s’en tire à bon compte et que ce soit encore
Chacun comprendra aisément la situation. Personne n’irait financer les travaux de la maison de son voisin.
En l’occurrence, l’asbl
Ce qui vous est proposé aujourd’hui, chers collègues, c’est justement d’approuver ces avenants qui permettront à
Certes l’asbl va donc être dissoute dans les prochaines semaines, de facto. Ça veut dire que la gestion de l’infrastructure patinoire reviendra de plein droit à son propriétaire, à savoir,
Je voudrais être clair, le fait que l’asbl s’éteigne, c’est une vraie difficulté pour pouvoir ouvrir ou fermer la patinoire à une date précise en raison de l’absence de
De toute manière, on aurait décidé d’ouvrir maintenant, au vu de ce qu’il y a en caisse, on ne sait ouvrir que 4 ou 5 mois. La question de savoir « quid de demain ? », elle se serait posée de la même manière dans 4 mois qu’elle ne se pose aujourd’hui !
La vraie question est la suivante : que souhaite faire
Mais, soyons clairs, il n’y aura jamais d’avenir de cet outil sans travaux de rénovation ! On ne peut pas continuer à travailler de la sorte ! Une fois que l’outil aura été rénové, on pourra penser qu’il aura de nouveau des bénéfices d’exploitation, que ça ne sera plus un gouffre financier !
Je vois Bernard (Poncelet) qui se demande « combien » ?
A l’époque, Frédéric (Laloux) s’en souvient, il y avait eu un projet de rénovation qui était estimé à l’époque à 650.000 €. D’après les informations procurées par le Ministre, le projet de rénovation, quasi le même mais il a augmenté évidemment, aujourd’hui, avec l’augmentation des prix, nécessiterait presqu’un million d’euros. Le Ministre nous indique qu’il a dans ses budgets ADEPS annuellement 7 millions d’euros (8 millions -1 million pour un financement alternatif = 7 millions de disponibles !). Avec beaucoup de centres ADEPS ; et pomper 1 million pour la patinoire sur les 7, c’est quelque chose qui lui est assez difficile !
Une des pistes que je lui ai suggérées - et je dois rendre hommage au Ministre Antoine qui a organisé une table ronde la semaine dernière avec tous les partenaires pour essayer de dégager des pistes - c’est de dire : plutôt que de galvauder les 150.000 € qui nous reste pour ouvrir une énième fois la patinoire 4 ou 5 mois pour être à nouveau confrontés au même problème au bout de ces 4 ou 5 mois, n’ouvrons pas maintenant ; mais plutôt que l’asbl avant de s’éteindre, octroie ses 150.000 € de trésorerie qui lui reste comme contribution à l’atteinte du million nécessaire pour les travaux de rénovation.
Je pense, je me trompe peut-être, que les gens sont capables d’entendre que la patinoire n’ouvre pas maintenant pendant un an, un an et demi, s’ils savent que c’est parce que des travaux vont être réalisés et qu’après, ils auront un outil performant !
Je me refuse à faire en sorte que cette patinoire ferme définitivement, comme certains semblent vouloir le préconiser du côté de l’administration de
Si on donne 150.000 € d’une part, que l’ADEPS sur ses 7 millions met 300.000 €, qu’Infrasports met également 300.000 € et que l’on va chercher via UREBA, les subsides pour l’utilisation rationnelle de l’énergie dans les bâtiments pour lesquels les infrastructures sportives peuvent également rentrer des dossiers, nous aurons peut-être là 250.000 €, on peut réunir le million d'euros. C’est évidemment un schéma, cela peut être plus ou moins d’un côté ou de l’autre, on atteindrait le million d’euros sans devoir se saigner de manière trop forte dans l’un ou l’autre article budgétaire du côté de
Nous avons toujours lors de notre précédente délibération, rappelé que
Aujourd’hui, chers amis, voilà quelle est la situation :
M. le Bourgmestre :
Merci Monsieur l’échevin pour cet exposé tout à la fois plein d’intelligence et aussi de bon sens. Comme quoi, les deux vont souvent de pair !
M. F. Laloux, Chef de Groupe PS :
Sans faire comme Mme Grandchamps : l’histoire avant l’histoire, je trouve qu’il y a une démarche que
Par contre, il y a une partie de la place de la patinoire, grosso modo la moitié, qui appartient à
Donc,
Soyons encore plus impulsifs dans cette partie strictement administrative mais qui fera à l’occasion débloquer beaucoup de choses.
M. le Bourgmestre :
Merci Monsieur Laloux. Monsieur Auspert a déjà fait cette proposition à
M. l’échevin T. Auspert :
On avait déjà parlé de tout cela, à l’époque, lors d’une réunion chez le Ministre Dardenne à laquelle participait Maxime également. Nous avons fait une première proposition au service Infrastructure de
M. F. Laloux, Chef de Groupe PS :
Il faut passer à l’équipe ! Il faut demander à Monsieur Prévot d’aller voir Pierre, Paul, Jacques et dire : « maintenant, fini de jouer ! Il y a encore ce problème-là, essayons de le régler au plus vite ». Ce n’est pas un problème administratif à régler impérativement aujourd’hui mais je pense que si nous le faisons sans tarder, ce sera déjà ça hors des pieds ! Pour obtenir un permis de bâtir ou autre, ce sera plus facile !
M. le Bourgmestre :
On est bien d’accord.
M. l’échevin T. Auspert :
On va les relancer et on t’enverra la copie pour que tu puisses intervenir auprès de l’architecte concerné.
M. le Bourgmestre :
Pour ce dossier je suppose que c’est l’unanimité ? Merci.